Analyse du Contexte des secteurs KWENGE ET NKO  Dans le territoire de Bulungu, Province du Kwilu

I. Contexte Économique

1. Culture vivrières

Les cultures vivrières cultivables disponibles et adaptées au sol de la région sont le manioc, la banane sucrée, le maïs, la patate douce, le taro, la pistache, le niébé, le millet, le sorgho, le haricot, l’igname, le riz, l’arachide, l’oignons, la banane plantin ainsi que les différentes cultures maraichères.

Les cultures pérennes disponibilité cultivables et adaptées au sol de la région son palmier à huile, le caféier, l’ananas.

a. Contraintes

Les méthodes utilisées pour les pratiques culturales sont archaïques et moins productives. Le maïs, l’arachide et le manioc sont des productions principales cultivées dans la région au détriment d’autres cultures vivrières qui sont secondaires. Le maïs et l’arachide sont principalement destinés à la vente.

b. Défis

Les semences pour le manioc, le maïs, l’arachide, le haricot sont dégénérées tandis qu’il y a rareté des semences pour les cultures maraichères.  Le niébé et la pistache ont un rendement quasi faible. Les Maladies des plantes sont fréquentes, les outillages agricoles sont  rudimentaires et les jeunes sont rares dans les champs et dans les étangs.

 

2. Production animale

La production animale dans les deux secteurs est très faible. Il n’y a pas des animaux domestique adaptés aux climats de la région. Le lapin, le caprin, les poules, les canards.  La consommation de la viande pose énormément des problèmes et les habitants n’ont pas l’habitude de faire les étangs.

A. Contrainte

Les pratiques d’élevage archaïques et moins productives à cause de la divagation des bêtes. Il y a rareté de gibier et les produits et soins vétérinaires sont indisponibles. Les poissons deviennent très rares à cause de la pêche avec les moustiquaires.

B. Défis

Maladies chroniques des animaux (peste aviaire, peste porcine) ainsi que la dégénérescence des races locales disponibles.

3. Commercialisation et finances.

Malgré la pauvreté qui sévisse dans la région, il existe des petits centres commerciaux qui sont des marchés où se rencontrent les acheteurs et les vendeurs.  Ces centres commerciaux disponibles à Kwenge, Kihutu, Kasay (Camp Bulungu), Kikwit.  L’utilisation de bicyclette comme moyen d’évacuation des produits vivriers. Le transport est très difficile

A. Contrainte

La dégradation des routes rurales et l’absence des ponts limitent la circulations des biens. Aucun mécanisme pour réguler le marché agricole.

Le niveau de salaire pour les employés des services et l’administration publique de la région sont trop bas. Plusieurs vendeurs de produits agricoles face à un nombre inférieur d’acheteurs. Aucune institution financière est disponible

b. Défis

La vente des produits agricoles est souvent individuelle et à domicile. Pas de moyen de transport fréquent les prix de produits agricoles sont bas. L’absence de la transformation et de la conservation  des produits. La quantité des produits agricoles et alimentaires est faible.  Les populations dans les secteurs connaissent l’insécurité alimentaire

II. Contexte socio-culturel

1.  population et intervention de l’Etat

La croissance démographique reste forte. Le rapports sociaux sont relativement bons entre les groupes ethniques de la région à savoir les Mbala, les Yansi, les Hungana, les Ngongo, les Tshamba, les Bunda,  et les Mputu Il faut noter qu’au sein des ces grands groupes ils existent de sous-groupe ethnique et cette population est majoritairement jeune.

Il y a la présence des structures et services étatiques locaux. La décentralisation est en progression. Mais ces structures n’ont pas les moyens d’intervenir.  

A. Contraintes

Augmentation de la demande en ressources en eau et l’absence de l’énergie. Une expansion périurbaine, les systèmes éducatifs et sanitaires posent problème et il y a des inégalités d’accès, augmentation de chômage et de la pauvreté, la déforestation et la perte de biodiversité.

Les contraintes sur le plan du pouvoir publique reste l’insuffisance des infrastructures, pas des financements publics, les personnels et fonctionnaires de l’État sont insuffisamment rémunérés et sont sous équipés, il y a multiplicité des taxes et la mauvaise gouvernance. Le retard dans les services administratifs et il n’y a pas des programmes de sécurité sociale,

b. Défis

Les écoles, les hôpitaux, les routes et autres infrastructures ne répondent pas aux besoins de la population, la crise alimentaire persistent, déforestation, il y a des inégalités sociales et économiques,  Conflits fonciers (accès à la terre) entre communautés locales, familles et clans et l’exode rural des jeunes. Il y a tracasseries administratives et policières des paysans pauvres et la corruption répandue des agents et fonctionnaires de l’État.

2. Valeurs

Les populations vivant dans les milieux ruraux conservent et respectent les valeurs traditionnelles fondées sur le respect des traditions, la solidarité, le partage, la pudeur, la justice, l’équité, la paix, la fécondité de l’homme et de la femme, la famille à travers le mariage entre un homme et une femme, la fraternité, l’école/éducation scolaire ainsi que le travail.

A. contraintes

La valorisation de la vie en milieu urbain basée sur le développement technologique au détriment de la vie en milieu rural basée sur le naturel. La propension à la dévalorisation du travail manuel en particulier chez les jeunes, la corruption et fraude répandues.

b. Défis/menaces

Une forte dépendance sociale, pression forte des moyens modernes de communication, de l’urbanisation, et des valeurs de l’économie capitaliste (profit, concurrence, argent) sur les valeurs traditionnelles locales.


3. Croyances

La foi en Dieu et aux valeurs évangéliques et chrétiennes sont répandues. Les habitants vénèrent les ancêtres et croient en des esprits protecteurs liés à la nature. Ces pratiques incluent des rituels, des danses et des offrandes pour maintenir l’harmonie avec le monde spirituel. Les Eglises, surtout catholique et protestantes jouent un rôle central dans la vie communautaire. Il ay a des où les croyances traditionnelles et chrétiennes coexistent, créant ainsi un mélange de pratiques et de valeurs. Actuellement l’Islam est en progression)

A. Contrainte

L’absence de politique culturelle cohérente pour organiser les activités des églises

b. Défis

Prolifération des sectes et des Eglises chrétiennes, les Femmes et les jeunes filles sont considérées comme des personnes faibles, il y a la croyance à la sorcellerie qui cause des cassures au sein de la communautés